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mardi 29 janvier 2013

Exposition "Cluny 1120" (2012)...



...ou Monumentalité quand tu nous (me) tiens !

Des mois que je tripote virtuellement le concept, que je l'épie de derrière mes autres posts en cours, que j'attends de le passer dans mon alambic philosophico-contemplatif personnel... 
N'essaie pas, fais le, comme dirait l'autre. Mon X-Wing à moi à la forme d'une notion tarte à la crème que j'entends bien arracher aux marais glauques de l'opinion commune ! ... tout un programme... suivez le guide.



Mon point zéro : l'exposition "Cluny 1120" qui s'est tenue jusqu'au 2 juillet dernier au Musée National du Moyen Âge - Thermes de Cluny (le MNMA, pour les intimes et ceux qui doivent utiliser le nom plus de trois fois sur une même page).

lundi 12 mars 2012

Exposition "Sorcières. Mythes et réalités" (suite)

Troisième partie : les procès en sorcellerie

       Loin du grand et du petit écran, l'exposition organisée par le musée de la Poste nous invite aussi à découvrir la réalité historique au-delà du fantasme pour interroger la relation d'implication réciproque qui, somme toute, les unit. De la poule ou de l'oeuf... 
       Ce troisième temps de l'exposition se concentre sur les grands procès pour sorcellerie que connut la France du XVIIe siècle, mais par souci de clarté (et monomanie médiévalisante), je me propose de produire tout d'abord un bref résumé du pourquoi-du-comment-on-en-est-arrivé-là...ou du moins de ce que j'en ai compris...

Divination : Magicien invoquant des démons
Angleterre - vers 1360-1375
British Library, ms. Royal 6 E VI - f.535v
Les "chasses aux sorcières" ne voient le jour en Europe qu'au XIVe siècle où elles sont organisées aussi bien par l'Eglise que par le pouvoir séculier.
En effet, si les procès pour sorcellerie étaient menés par l'officialité (le tribunal ecclésiastique), la peine de mort, elle, ne pouvait être prononcée que par les magistrats siégeant aux tribunaux laïcs. De plus, les procès en sorcellerie ne visaient pas seulement à défendre la Foi mais également à réprimer ces êtres nuisibles qui, "causant dommage aux biens et aux personnes", portent préjudice au roi, en la personne de ses sujets.
Cautionnant elle-même de nombreux miracles et autres pratiques thaumaturgiques, l'Eglise s'était jusque là montrée plutôt tolérante à l'égard des guérisseurs. Elle avait également concouru au développement du savoir astrologique et à la naissance du concept de "magie naturelle" au sein de l'Université. Les autorités ecclésiastiques demeuraient en réalité sceptiques quant à l'efficacité réelle des pratiques magiques et ne combattaient pas tant les puissances maléfiques que le fait de croire en leur existence.

lundi 5 mars 2012

Exposition "Miniatures flamandes" - Bnf


 
Bien que la BnF n'ait pas vraiment besoin de moi dans son plan de communication, je ne résiste pas au plaisir de diffuser la bonne nouvelle : la Bibliothèque Nationale de France accueille, en effet, l'exposition "Miniatures flamandes" sur le site François-Mitterand (Galerie François Ier) à partir de demain mardi 7 mars. 

mercredi 13 juillet 2011

Exposition "Maya. De l'aube au crépuscule. Collections nationales du Guatemala" - Musée du Quai Branly (Partie I)

Tout vient à point à qui sait attendre...

En Février dernier, souvenez-vous, la Pinacothèque de Paris devait renoncer à son exposition Les masques de jade mayas pour cause de très gros refroidissement dans les relations franco-mexicaines... RIP l'Année du Mexique en France...

Le Musée du Quai Branly propose, depuis fin juin, sa propre excursion en pays maya à travers la présentation de plus de 160 oeuvres provenant des collections nationales du Guatemala.  Optant pour un parcours chronologique, l'exposition utilise les découvertes de sites récemment explorés pour retracer les grandeurs et décadences de la civilisation maya avant de se clore sur une série de photographies contemporaines visant à démontrer la permanence de pratiques ancestrales dans la société guatémaltèque actuelle.



Pour commencer, quelques repères chronologiques....


... et géographiques....



dimanche 8 août 2010

Les arts asiatiques à Paris : un panorama du Musée Guimet

Musée national des Arts asiatiques Guimet
6 place d'Iéna 75016

Portrait d'Emile Guimet (détail)
Ferdiand Jean Luigini
Huile sur toile - 1898
Le Musée Guimet, actuel musée national des arts asiatiques, doit son nom à un industriel et collectionneur lyonnais, Emile Guimet, qui décida, à la fin du siècle dernier, de fonder un musée dédié initialement aux "religions de l’Égypte, de l’antiquité classique et des pays d’Asie". 
L'industriel fait alors construire un premier musée à Lyon sur l'avenue des Belges  (actuel musée d'Histoire naturelle) afin d'y présenter ses collections personnelles, ce à partir de 1879. 



Rapidement, le projet d'un transfert des pièces à Paris s'impose et Guimet finance la construction d'un musée-temple de style néo-grec place d'Iéna. Le nouveau musée est inauguré le 23 novembre 1889, en parallèle de la quatrième Exposition Universelle (celle de la Tour Eiffel, entre autres...). 



mercredi 21 juillet 2010

Fleuve Congo - Exposition Musée du Quai Branly - Partie 3

Et nous voilà donc au dernier acte ! Ce troisième temps du parcours ravit mon petit coeur de féministe puisqu'il porte sur les représentations féminines dans les savanes subéquatoriales. Les oeuvres présentées, statues et masques, permettent d'apprécier la place éminente des femmes dans ces sociétés en mutation.
La femme a un rôle considérable en Afrique et son corps n'a jamais cessé d'être sublimé par les sculpteurs d'Afrique Centrale. Les  représentations féminines véhiculent des notions essentielles à la survie du groupe telles la fécondité et la fonction nourricière.
Jeune fille elle est initiée comme les hommes, mais son initiation est plus discrète. Femme et épouse, elle assure l'éducation de ses enfants. Avec ses soeurs et les co-épouses, elle participe à l'économie en ayant ses propres  plantations et des activités commerciales dont elle n'a pas à rendre compte à son mari. Elle jouit également de  diverses dérogatives dont celle, après la ménopause, de  rejoindre le clan très fermé des hommes sages (ndlr :je ne vois pas bien le rapport entre la sagesse et l'extinction des ovaires, mais bon... glissons...).
Tour à tour prêtresse, reine ou mère, elle peut aussi être investie de fonctions thérapeutiques ou divinatoires.Elle constitue le pilier essentiel autour duquel s'organisent les activités du quotidien.

Ceci étant établi...passons aux images...



Masque facial anthropomorphe, danse Okuyi, Tsangui
Gabon Oriental
bois de kapokier, pigments polychromes
Collection particulière, France





Fleuve Congo - Exposition Musée du Quai Branly - Partie 2

Lundi matin... je me remets donc au boulot pour vous présenter la deuxième partie de l'exposition du musée du Quai Branly Partie 1. Pour les esprits dissipés, un petit rappel.... ce second temps du parcours portait sur les reliquaires et les statues d'ancêtres, présentant donc essentiellement des coffres et statues-reliquaires créés par les différentes cultures d'Afrique Centrale, ce depuis les Fang jusqu'aux Tabwa.  


2. Reliquaires et statues d'ancêtres


Le culte des ancêtres est constitutif de la vie des cultures d'Afrique Centrale. Les crânes des ancêtres masculins du clan sont conservés, tout comme ceux des héros de guerre, des mères et des femmes réputées ou redoutées.
De nombreux peuples ont produit des reliquaires anthropomorphes, afin de protéger les reliques des ancêtres par une figure de gardien incarnant les traits d'un groupe déterminé. Les Fang ou encore les Kota, entre autres, ont quant à eux créé des statues liées à un panier contenant des reliques, appelées statues-reliquaires.


Passons à présent à quelques exemples...








Coffre-reliquaire anthropomorphe, Mbede
Gabon
Bois, pigments, fibres végétales, collier en coques de fruits, corne d'appel suspendue autour du coup
Musée du Quai Branly










Statue d'ancêtre, Teke
République Démocratique du Congo
Bois, pigments
Musée Royal de l'Afrique Centrale, Tervuren, Belgique








Statue-reliquaire anthropomorphe, Mbede
Gabon
Bois, pigments, métal, pâte de verre, cauris, fibres végétales, coquillages
Musée Dapper, Paris



dimanche 18 juillet 2010

Fleuve Congo - Exposition Musée du Quai Branly - Partie 1


L'inauguration de ce blog se fera donc sous le signe de l'Afrique... En effet, c'est bien d'Afrique Centrale dont il est en ce moment question au Musée du Quai Branly et ce jusqu'au 3 octobre prochain, pour ceux qui craindraient la chaleur des foules estivales.

Placée sous le commissariat de François Neyt, moine bénédictin et historien de l'art, professeur émérite de l'université catholique de Louvain, l'exposition "Fleuve Congo" se donne pour objet l'aire culturelle bantoue, laquelle englobe le sud du Cameroun, l'Angola, le Gabon et les deux Congos. 


La problématique autour de laquelle s'articulent les quelques 170 oeuvres rassemblées interroge les correspondances formelles entre les arts des différentes cultures qui s'égrènent le long du fleuve Congo.

Révélant une véritable koiné cultuelle, les arts d'Afrique centrale sont ici appréhendés au travers de trois thèmes principaux : 


Les masques et statues ayant un visage en forme de coeur
Les gardiens de reliquaires et l'importance de la figure de l'ancêtre
Les représentations féminines


1. Les masques en coeur

Il convient tout d'abord de faire un bref petit rappel terminologique pour souligner que le terme de "masque" prend une acception particulière en contexte africain. En effet, dans ces cultures tribales le masque désigne la partie en bois sculpté (le visage, cimier ou heaume),  l'ensemble du costume (accessoires, parures, etc.) voire les danses et les chants qui accompagnent les sorties de masques.  Le masque n'a pas pour vocation de dissimuler l'identité mais est utilisé comme un support vivant et animé pour incarné un autre être (génie, animal mythique ou fabuleux).